Nous n’avons plus rien à nous dire….
Nous n’avons plus rien à nous dire
Nous
nous regardons sans nous voir
Le
grand fossé de nos soupirs
Se
creuse comme un abreuvoir…
Tourne
la roue de l’habitude
Où
s’enroulent tous nos tourments
Qui
bercent nos deux solitudes
Dans
l’engrenage du moment…
Le
ciel est bleu, la mer est belle
Pour
ceux qui s’aimeront toujours
Toujours,
c’est la plainte éternelle
Qui
facilite les amours…
La
vie est une longue histoire
Faite
de bons et mauvais jours
Où
l’on fabrique sans y croire
Les
rêves et les beaux discours…
Les
déceptions les plus austères
Vous
rendent fidèles à jamais
Celui
qui n’a jamais trompé
Me
jette se première pierre…
Celui
qui n’a jamais tenté
Où
en parole où en pensée
De
chercher le bonheur ailleurs
Sera
le plus grand des menteurs…
Nous
n’avons plus rien à nous dire
Nous
n’avons plus les mêmes goûts
Ces
années je vais les maudire
Elles
se pendent à mon cou…
Paroles
douces, tendres et folles
Qu’on
dit un jour sans réfléchir
Quand
votre pauvre cœur s’affole
Et
qu’il s’arrête… pour mentir…
Nous
n’avons plus rien à nous dire
Nous
sommes deux beaux étrangers
L’avion
qui nous conduit au pire
Nous
a pris comme passagers…
Franchir
le cap, c’est difficile
Quand
on a perdu trop de temps
Pour
réchauffer nos cœurs fragiles
Ne
reste plus que le printemps…
Tous
ceux qui vont se reconnaître
Dans
ce poème un peu honteux
Ne
pourront faire disparaître
Les
traces de pleurs dans leurs yeux…
Il
n’y a pas de mal en somme
A
dénoncer la vérité
Ca
ne fait de mal à personne
Mais
il faut de la volonté
MARTINE DUBOURDIEU D’ARCACHON

amb55 dit :
De bien jolis poèmes !
Je découvre ce bel endroit grâce à Blog qui nous a fait l’amitié de nous regrouper dans son article sur le printemps des poètes que j’ai mis en lien sur mon poème “printemps”.
Je reviendrai ici, sans aucun doute, car je me retrouve assez dans votre amour pour la mer, et dans vos belles pensées de femme. A bientôt Martine.