Reflets de Martine Dubourdieu
REFLETS
La mer se
donne au ciel comme une douce amante
Et ses
tons lumineux dépendent que de lui,
Puis,
lorsque ses rayons virent à la tourmente,
Elle
porte le deuil et l’étoile qui luit
La veille
tendrement de sa fraîcheur câline,
Bercée
par un courant absout de tout repos,
Dans un
doux clapotis, les vagues libertines
S’émoussent
en froissant les ondes à fleur de peau.
O !
mer par tes secrets que tu dévoiles à peine,
Toi qui a
fait rêver plus d’un aventurier,
Tu
déchaînes parfois les passions et les haines
Et pour
toi, combien de marins se sont noyés.
Ton fil
de l’eau, par delà les frontières,
Par les
risées du vent qui souffle à soubressaut,
Unit d’un
même flot les fleuves et les rivières
Du plus
grand océan au plus petit ruisseau.
J’aime la
retrouver lorsque mon vague à l’âme
En vague
déferlante fait déborder mon cœur
Et que,
tout doucement un peu comme une femme,
Je
l’entends soupirer pour étouffer ses pleurs.
Martine Dubourdieu d’Arcachon

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