J - 3 pour découvrir Martine Dubourdieu
LES PETITES FILLES ET LA MER
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Petite ombrelle sur la plage Que caches-tu, dis nous, dis nous ? Est-ce une belle ombre aquarelle Où serait-ce un vieux hibou…
Allons plus loin mesdemoiselles Il y’a du monde, on est pas bien… Approchons nous de ce rivage Le sable s’ouvre d’un frisson, Oh ! Regardez le coquillage Qu’aurait-il mis dans sa prison ?
Le coquillage ouvrit sa porte Et risqua son œil, le coquin Savez-vous ce que j’emprisonne Dans ma coquille si nacrée, Le bruit de l’eau qui s’abandonne
Dans une douce mélopée… Mettez ceci à votre oreille Ecoutez le roulis des flots Quand l’orage sur l’onde veille La mer déverse ses sanglots…
Allez plus loin mesdemoiselles Et laissez moi seul dans mon coin. Plus loin il y avait une algue Qu’une vague avait recraché Elle était triste et dans le vague
Alors nous l’avons emporté… Petite fleur qui te trémousse Venant mourir au bord de mer Dis nous pourquoi le vent te pousse Aurais-tu peur de cet enfer… Ce n’est pas ça petites filles La mer c’est un beau paradis
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Mais les nageurs lorsqu’ils frétillent Me mouillent et puis me lâche ici… Je vous en prie mesdemoiselles Mettez-moi vite dans mon bain… Les demoiselles sur la plage Ont interrogé l’horizon
Dis nous soleil, pourquoi tu brilles Sans réchauffer la mer, pourtant Mais ce sont les gens que je grille L’eau reste fraîche, ils sont contents… Soleil ! Soleil ! Ne t’en vas pas Emmènes nous, là-bas, là-bas…
Mais hélas les petites filles Ont vu le soleil se noyer Comme elles sont douces et gentilles Elles se sont mises à pleurer…
Elles ont tant et tant pleuré Que la mer aurait débordé Emportant les trois ingénues Dans l’onde fraîche et si ténue…
Elles n’ont plus quitté la plage Et leurs corps furent retrouvés A moitié nus sur le rivage Que quelques larmes avaient mouillé…
Mais il paraît que la légende De ces trois enfants disparus Hante la mer, hante la lande. Et trois sirènes ont apparu… |
Martine DUBOURDIEU

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