Martine DUBOURDIEU A INGRID BETTANCOURT
INGRID, NOUS NE T’OUBLIONS PAS de MARTINE DUBOURDIEU
Au nom de notre liberté
Qui nous donne tant de richesse,
Avec honneur, avec fierté,
Il faut la défendre sans cesse.
Dans un pays très loin de nous,
Une femme est prise en otage
Et l’on ne doit pas malgré tout,
Oublier qu’elle est mise en cage.
Ce n’est pas une marchandise
Que l’on troque à corps et à cri,
Alors Messieurs, qu’on se le dise,
Une vie, ça n’a pas de prix.
Comment peut-on être des hommes
Dignes de s’appeler ainsi,
Lorsque la haine en vous bouillonne
Et que l’on retient une vie.
Une vie de femme et de mère
Dont ses enfants ont tant besoin,
Qui s’accroche et bien sûr espère,
Revivre un jour, auprès des siens.
Je l’admire pour son courage,
Mais elle ne doit pas payer,
« La connerie de ces rois mages »
Qui dans la honte sont noyés.
Nous nous battrons jusqu’à l’usure
Pour qu’elle nous revienne un jour
Et que malgré sa déchirure
Son cœur soit toujours plein d’amour.
J’espère que ce jour viendra,
Il faut faire vite, il y’ a urgence
Et qu’elle serre dans ses bras
Ceux qui souffrent de son absence.

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